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01-05-2002

Instantanés #8 - Dakota Suite, Sylvain Chauveau, Rivulets, Songs: Ohia, Scout Niblett, Silver Jews, St Thomas

Instantanés #8

Dakota Suite, Sylvain Chauveau, Rivulets, Songs: Ohia, Scout Niblett, Silver Jews, St Thomas

Depuis que nous avons découvert Dakota Suite avec la compilation de ep "Alone With Everybody", c'est toujours un délice de placer sur la platine un nouvel album des Anglais. Avec "The Way I Am Sick", nous avons droit au côté instrumental du groupe qui nous avait déjà terrorisé les tripes sur "Navigator's Yard" : morceaux répétitifs et lents avec des boucles de piano en guise de moteur. Et comme si cela ne suffisait pas à faire notre bonheur, cet album est accompagné d'un second cd compilant les instrumentaux présents sur les précédents opus du groupe (à part, bien sûr, ceux de "Navigator's Yard"). Histoire de changer de disque et de ne pas être totalement dépaysé, nous vous conseillons ardemment l'album du français Sylvain Chauveau (le bien-nommé "Nocturne Impalpable") qui navigue dans un univers très proche : des boucles minimalistes de piano accompagnées par du violoncelle, de la trompette, de l'accordéon... Seule très grosse différence entre les instrumentaux de Dakota Suite et ceux de Sylvain Chauveau : la longueur. Là où les Anglais se plaisent à étirer les morceaux, le Français préfère les écourter au bout de deux minutes. Petite montée de rythme en douceur avec Rivulets qui tout naturellement fera penser aux petits génies de Low (Mimi Parker et Alan Sparhawk étant de la partie), mais également à Mark Kozelek, Mojave 3... bref à ce qui se fait de mieux dans le monde folk lent et introspectif. Une voix masculine toujours à la limite de la fêlure, des mélodies où la batterie a le pouvoir de faire abaisser notre pouls au minimum... un vrai délice ! Il était bien difficile de savoir ce que Jason Molina allait pouvoir explorer après l'album parfait précédemment sorti, "Ghost Tropic". Pour "Didn't It Rain", Songs: Ohia se retrouve dans son plus simple appareil : fini les boucles électroniques, Molina est de retour avec une guitare avare en accords et sa voix de plus en plus impressionnante. Mais, tout de même, pour adoucir la rugosité de ce disque ressemblant aux performances solo du gaillard, il s'est adjoint aux choeurs une voix fragile et féminine. Sur le même label, le déjà mythique Secretly Canadian, on découvre la jeune britannique Scout Niblett qui fera indéniablement penser à Catpower avec un folk féminin à fleur de peau. Un folk où l'organe vocal se nourrit de cassures de rythmes et de rauqueries. Nous avons failli passer à côté du nouvel album de Silver Jews, ce qui aurait été une grande erreur puisque David Berman s'est peu à peu sorti de l'enveloppe Pavement qui lui collait un peu trop à la peau pour jouer dans un registre plus personnel, plus dépouillé. Un album qu'il faudra écouter des tonnes de fois pour visiter les artères sinueuses et menaçantes. Pour finir, il faut impérativement se pencher sur le cas St Thomas, viking bien rondelet à l'humour tranchant, qui a décidé de s'emparer des particularités du Neil Young acoustique pour pondre un album de folk direct et jouissif. Des mélodies qui se gravent immédiatement dans la tête et une voix plus américaine que les véritables... que demander de plus ?

 
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